ven 10 juin 2005

1. Le monde à portée de main: partir en étudiant

10 06 2005

A nous écouter dans les couloirs de l’école, aux entretiens d’admissibilité, nous rêvions tous de partir. Quitter la France au marché du travail si morose, découvrir de nouveaux horizons, une nouvelle langue, une autre façon de vivre… et revenir un jour, complètement amoureux de notre pays d’accueil! Première partie de notre grande saga de l’été: les semestres d'échange et double-diplômes.

Si l'idée de partir vous a traversé l’esprit l’espace d’un instant, faites-le. Le plus vite possible, avant que la vie ne vous assigne à résidence. Partez six mois, un an, pourquoi pas plus, mais allez voir ailleurs comment ça se passe : vous vivrez une aventure inoubliable… et peut-être ne rêverez-vous que de recommencer !

Plusieurs possibilités vous sont offertes, soit en tant qu’étudiant (les fameux semestres d’échanges ou les double-diplômes, les stages à l’étranger), soit en tant que jeune diplômé libre comme l’air, avec ou sans le sésame VIE.

1. Les semestres d'échange et double-diplômes

C’est encore la façon la plus simple de partir… ce qui ne signifie pas que vous devez rester les mains dans les poches. Contactez le service « Projets Internationaux » de l’ESC, et posez vos questions. Où, quand, comment, pourquoi, combien de temps, quelles sont les conditions requises… Ensuite, c’est à vous de jouer ! Plusieurs conseils (je prends principalement l’exemple des échanges aux Etats-Unis, histoire d’expérience vécue…) :

  • Débrouillez-vous pour avoir un bon bulletin (les places sont attribuées au mérite), et surtout pas de rattrapages, sinon vous ne serez pas autorisés à partir.
  • Inscrivez-vous le plus tôt possible aux tests de langue requis : GMAT, TOEIC, TOEFL, pour les universités américaines en particulier. Renseignez-vous : l’école propose parfois des cours de préparation à ces examens.
  • Surfez sur les sites des universités partenaires, prenez le temps de décomposer leur procédure d’admission pour les élèves qui ne bénéficient pas des accords ESC : curieusement cela évite beaucoup de malentendus et fait gagner pas mal de temps ! Prenez contact avec la personne en charge des étudiants étrangers dans l’université de vos rêves : c’est en général une mine d’informations, et vous serez bien contents de la connaître quand vous arriverez seul et perdu dans cet environnement hostile et inconnu. Si vous partez aux Etats-Unis, exploitez à fond les excellents systèmes Internet des universités partenaires : en cherchant bien vous y trouverez tous les renseignements dont vous pourrez avoir besoin (même des colocataires !)
  • Prenez contact avec les étudiants déjà sur place et extorquez-leur TOUS les renseignements possibles. Logement, fonctionnement des cours et des modules, vie quotidienne, nécessité ou non d’avoir une voiture, coût de la vie et frais annexes, fonctionnement de la bibliothèque… ils savent, profitez-en.
  • Attendez-vous à un changement de rythme brutal… vous n’aurez peut-être pas beaucoup de cours, mais sûrement énormément de lectures à faire à la maison. Les professeurs n’ont pas les mêmes demandes : aux Etats-Unis par exemple, ils vous demanderont des connaissances plus poussées et plus de travail qu’en ESC, mais seront toujours disponibles pour vous aider, répondre à vos questions, vous soutenir en cas de coup de blues… Au Mexique, les cours sont pensés pour les professionnels et sont donc dispensés le soir. Ne vous laissez pas perturber par ces petits détails et apprenez le plus que vous pouvez…
  • Et pour les étudiants qui partent un an : PAS DE GRAND ECRIT, heureux fripons !